|
1.
Les pelles sont variées et multiples allant de la bêche de jardinage, à la
pelle creuse pour vider du charbonnier, en passant par les petites pelles anglaises
à manche court aux fonctions variées mais très pratiques quand vous êtes au fond
d'une tranchée de 2 mètres.
2. La pioche classique, elle sert surtout en terrain
dur ou difficile. Elle n'est pas d'emploi commode au fond du trou. En revanche,
la pioche-hache est très employée. Elle permet de couper les racines.
3.
La « retellière » est le nom local donné à un outil
fort utile, voire indispensable, en hommage à un vieux déterreur (René Letellier).
Il s'agit d'une barre à mine solide de plus ou moins 1,80 m, munie à l'une de
ses extrémités d'une lame en acier très aiguisée et coupante. Elle permet de tailler
les berges du trou de déterrage et de couper facilement les racines.
4. Le faucard c'est une faucille solide emmanchée sur
1,50 m qui permet le nettoyage en surface de la garenne, pour « faire
la place » aux déterreurs et évaluer le nombre de trous cachés sous
la végétation dense des ronces.
5. Un grand sécateur sert à couper les branches basses
gênantes et les racines.
6.
Un petit rabot sert à nettoyer la galerie envahie par la terre éboulée lors
de son ouverture.
7. Une fourche à cailloux est fort utile dans certains
terrains difficiles, recourbée comme ici, elle sert à reboucher facilement les
trous pratiqués par les déterreurs.
8. Une corde solide sert peu souvent. Elle est quelquefois
indispensable pour mobiliser une grosse pierre ou un rocher au fond d'un trou
difficile et étroit.
Bien d'autres outils font partie des habitudes de chacun. Citons
des entonnoirs pour éviter que la terre ne s'effondre dans la galerie lors de
son ouverture. Un vieux sac de jute peut être utile dans la même indication.
9.
La pique est sûrement l'instrument le plus indispensable au déterreur. Simple,
elle mesure de 1,50 à 1,80 m. Il s'agit d'une tige d'acier effilée et pointue
munie à l'autre extrémité d'une « poignée » en T métallique.
Elle permet la recherche de la galerie où le chien « donne »
ses abois sous terre. Une fois retirée, le déterreur colle son oreille à terre
au-dessus du trou fait par la pique et écoute la chasse. La pique peut être amèliorée
par un tube dans lequel elle coulisse, qui est laissé en terre, pour servir de
« stéthoscope » au déterreur.
10. Les pinces servent à saisir l'animal de chasse
au fond de la galerie. L'étroitesse de la galerie oblige à une ouverture étroite
des bras d'où cette démultiplication pour cette pince à encolure. À côté,
plutôt pour le blaireau, la pince plate sert à saisir une patte.
11. Les chaînes sont indispensables pour coupler les
chiens. Il faut en effet des chaînes et non des laisses qui seraient coupées très
vite par le Jack Russell Terrier trépignant d'impatience en entendant la chasse
sous terre.
12. Le collier émetteur et sa boîte de réception permettent
de retrouver et de localiser sous terre un chien perdu. Très utilisé en Grande-Bretagne,
son utilisation est contestée en France au nom de « l'éthique de chasse ».
C'est une parfaite stupidité. Le chien peut être muni du collier et les déterreurs
ne pas s'en servir si cela les choque. Par contre, cette pratique permet de retrouver
un chien perdu ou inaudible sous terre du fait du vent, de la pluie ou de la configuration
du terrain. Plus sérieusement, certains lui reprochent la possiblité de s'accrocher
sous terre à une racine et d'handicaper le chien. Ceci peut arriver en effet.
Mais dans ces conditions, le chien est vite retrouvé grâce à son collier
À mon sens, le collier-émetteur apporte une sécurité réconfortante aux
propriétaires de chiens déterreurs. On ne l'utilise pas, mais on sait que l'on
peut s'en servir dans l'urgence. Si vous aimez votre Jack Russell Terrier, utilisez
cette sécurité sans honte, ni complexe. La bêtise consiste à ne pas l'utiliser
pour des raisons primaires et obscures. Ceci étant dit, collier ou pas collier,
devant une garenne manifestement habitée, un maître d'équipage responsable ne
va pas toujours attaquer.
|