|
Description du blaireau
L'ouverture de la chasse du blaireau a lieu en
général le 15 mai pour se terminer à une date variable suivant
les départements. Le blaireau est un animal, mammifère plantigrade
du genre mustélidé, plus gros que le renard. Son poids est aux alentours
de 2O kg pour une longueur de 7O cm. C'est un carnassier. Il est souvent
gros, un peu lourdeau comparé à l'agilité du renard. Sa tête
est fine, rayée de noir et de blanc par des soies longues qui recouvrent
tout le corps. Le blaireau est puissamment armé. Ses pattes sont pourvues
d'ongles tranchants, de véritables rasoirs, constamment aiguisés
par le frottement avec la terre et les cailloux qu'il remue avec vigueur pour
construire ses galeries sous terre.
Détecter la présence du blaireau
Les garennes de blaireaux sont toujours vastes, étendues en surface mais
aussi en profondeur sur plusieurs niveaux, les trous importants débouchent
en sous bois où ils sont visibles de loin par l'importance de la terre
évacuée à l'extérieur de la garenne. On reconnaît
bien la présence du blaireau par la gouttière centrale que son gros
ventre laisse dans la terre, par la fraîcheur de la terre remuée,
et par l'empreinte de ses pieds où l'on reconnaît la trace des ongles
aigus, à l'extrémité des 5 doigts marqués avec l'empreinte
d'une plante. C'est un animal propre qui fait ses laissées dans des trous
qu'il creuse à cet effet autour de sa garenne et qui trahissent sa présence.
Investir une garenne de blaireau
« Attaquer » une garenne
de blaireau c'est d'abord s'assurer du temps nécessaire et commencer tôt
le matin ; c'est aussi s'assurer d'une équipe suffisante de déterreurs
vigoureux, car en général, la chasse est longue, le plus souvent
il faut pouvoir manger sur place. Le matériel est le même que pour
le renard, les pinces différent un peu. Un seul chien est lâché
sous terre. Il doit être excellent. Le blaireau s'accule difficilement et
ne se laisse pas faire.
Il attaque très souvent le chien qui est repoussé par les griffes
des pattes antérieures. Si le chien est dominé, le blaireau charge
et repousse le Jack Russell Terrier dehors venant presque à la gueule des
trous en surface. Ces charges du blaireau sont dangereuses pour le chien qui doit
pouvoir reculer très vite. Si bien, qu'en règle générale,
il ne faut mettre qu'un seul Jack Russell Terrier sous terre, même si la
garenne est grande. En mettre plusieurs, c'est toujours prendre le risque de faire
blesser les chiens et ces blessures peuvent être très importantes.
Il n'y a pas une seule chasse de blaireau qui ressemble à une autre. Si
parfois l'animal dominant ne se laisse pas chasser et renvoie en surface rapidement
le chien attaquant, ailleurs il se laisse chasser sous terre, parcourant devant
les abois du Jack Russell Terrier toutes les galeries de sa garenne. L'accul est
quelquefois introuvable et la chasse dure. D'autres fois, l'accul est rapide et
le déterreur a la surprise d'y trouver plusieurs blaireaux.
La prise du blaireau
Lors
de la prise, il faut retirer le chien et obstruer la galerie avec une pelle. La
particularité du blaireau à cet instant est de vouloir sortir contrairement
au renard qui se rapetisse dans son accul. Mettre la tête dans une galerie
pour voir la direction à prendre dans ces conditions n'est pas toujours
facile ! Il suffit parfois d'attendre que le blaireau vienne en prenant le risque
qu'il charge et s'échappe
La prise du blaireau se fait à l'aide d'une pince plate spéciale
pour prendre une patte avant et ne pas blesser. Une autre particularité
de la chasse du blaireau est celle d'un possible « contre terrage ».
Si les abois du chien ne sont pas suffisant pour obliger le blaireau à
faire face, il se retourne, et creuse rapidement l'accul ou la galerie pour mettre
entre lui et le chien de la terre remuée rapidement qui finit par faire
bouchon. Si le chien n'a pas fait rapidement la même chose, ou s'il n'a
pas obligé par ses abois le blaireau à se retourner, la chasse est
perdue
faute de combattant
Repeupler les régions abandonnées
Le renard est répandu en
quantité sur tout le territoire français. Ce qui n'est pas le cas
pour le blaireau dont les populations sont très inégalement répandues.
Inconnus dans certaines régions, ils pullulent dans d'autres. Leur transport
après la prise, vers des régions déshéritées,
n'est pas chose facile et doit se faire dans l'obscurité où ils
sont calmes.
|